Article paru dans la revue L’Assmat, Mai 2013 - N°118, pages 7-11.

S'appuyant sur les travaux de la pédiatre hongroise Emmi Pikler, l'association Pikler-Làczy prône la motricité libre. Sylvie Lavergne, psychomotricienne et formatrice au sein de cette structure, explique pourquoi il n'est pas opportun d'asseoir le bébé « de force », mais de le laisser s'asseoir tout seul, au gré de ses progrès psychomoteurs et des découvertes de ses capacités motrices.

C'est aux alentours de la période des 6-9 mois que, spontanément, l'adulte pose le tout-petit assis au sol pour jouer, généralement sur un tapis avec un environnement de coussins en bas du dos pour le soutenir, jambes allongées et écartées, avec des jouets devant lui. Si l'adulte environne le petit enfant de coussins, c'est peut-être qu'il n'est pas très sûr de son équilibre et qu'il lui crée une aire confortable de réception en cas de chute... vers l'arrière ? Lorsque l'on demande à l'adulte si le petit enfant se met assis tout seul, la réponse la plus fréquente est : « Oui, oui, il tient assis. » Si on insiste un peu dans le questionnement : « Comment ce petit enfant fait-il pour se mettre assis ? », la réponse est plus nuancée : « Ah non, c'est moi qui le mets assis. »

Il existe une représentation classique du petit enfant qui aime jouer assis pour voir le monde, d'où cette installation assise spontanée pour lui permettre de jouer dès lors qu'il se tient assis. Cela traduit une méconnaissance du développement psychomoteur libre du petit enfant construit étape après étape par lui-même, et dans lequel il est seul initiateur de ses mouvements et postures.

=> Lire la suite de l'article de Sylvie Lavergne (format pdf) sur le site de Michèle Forestier

Références : L’Assmat, La revue d'informations professionnelles des assistantes maternelles et des assistantes familiales - Mai 2013 - N°118, pages 7-11. Site : www.assmat.presse.fr/